Posted on October, 11 1999
Les activités menées par le WWF et ses partenaires à Andrigitra depuis 1993 ont favorisé la participation des communautés locales dans le processus de conservation et de développement durable (1). La recherche, l'éducation environnementale ou la pratique de sports comme l'escalade et la marche sont les principaux atouts du site en matière de tourisme doux.
"L'Andringitra est un ensemble unique", souligne Lantosoa Ramarojaona, coordinatrice des projets de conservation et de développement intégrés au Bureau du Programme du WWF à Madagascar. "A l'exception des forêts tropicales sèches présentes dans le sud du pays, le parc concentre tous les types de végétation de l'île, tel une petite mosaoque nationale."
La gestion du WWF vise à développer un tourisme orienté vers la protection des ressources naturelles et la promotion des intérêts socio-économiques, des valeurs culturelles ainsi que des traditions des communautés locales. C'est dans cet esprit que 40 kilomètres de pistes de randonnées et quatre aires de campement en milieu naturel ont été aménagés dans le Parc (2).
D'une superficie de 31 160 hectares, l'Andringitra s'étend entre le Parc National de Ranomafana et celui de l'Isalo. Caractérisé par une très haute biodiversité et un taux d'endémisme élevé, il abrite des forêts tropicales humides, de denses forêts de montagne et des prairies d'altitude entourées de montagnes rocheuses (3). Le Pic Boby, qui culmine à 2 658 mètres, est le deuxième plus haut sommet de Madagascar. Il est particulièrement attractif parce que facile d'accès (4).
"La solidité du projet, c'est le soutien qu'il reçoit des communautés locales, telles les Betsileo, les Bara ou les Tanala", explique Joseph Ralaiarivony, directeur national du projet. "Elles ont été extrêmement réceptives et ont su allier les impératifs de la conservation avec les activités communautaires, notamment par le biais de conventions basées sur les traditions".
Plus de 15 000 personnes vivent dans les 196 villages situés à la périphérie du parc national de l'Andringitra. Leur implication directe dans le projet est l'une des raisons majeures de l'accueil enthousiaste réservé au nouveau parc.
Pour tout renseignement complémentaire, contacter: Samuel Andriankotonirina, Bureau du Programme du WWF à Madagascar, Tananarive, tél. +261 20 22 34 885/34 638/30 420 ; Sylvain Rafiadana-Ntsoa, Bureau du Programme du WWF à Madagascar, tél. comme ci-dessus, e-mail : srafiadana@wwfnet.org ; Javier Arreaza, Africa & Madagascar Programme, WWF International, Gland, Switzerland, tel. +41 22 364 9267, e-mail: jarreaza@wwfnet.org
NOTES AUX RÉDACTIONS
- Le WWF collabore avec l'Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées (ANGAP) et reçoit un soutien financier du gouvernement malgache, de l'organisme allemand de développement Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), du WWF-Allemagne et du WWF-Suisse.
- Pour obtenir des informations sur la meilleure façon de visiter le parc national d'Andringitra, contacter le Bureau du Programme du WWF à Madagascar, Tananarive, tél. +261 20 22 34 885/34 638/30 420 ; e-mail: srafiadana@wwfnet.org
- Les formations herbeuses du plateau d'Andohariana représentent les seules prairies naturelles d'altitude de Madagascar. Plus d'une trentaine d'espèces d'orchidées y sont visibles chaque année, de janvier à mars. Quant à la faune, 47 pour cent des mammifères non-volants existant à Madagascar sont présents dans l'Andringitra, dont 14 espèces de lémuriens. Parmi ces derniers, le Hapalémur doré (Hapalémur aureus), découvert dans le Parc voisin de Ranomafana en 1996, est très répandu dans l'Andringitra (alors qu'il est très rare à Ranomafana). Ce lémurien se nourrit principalement de bambou, y compris d'une variété connue pour sa haute teneur en cyanure mais sans aucun effet sur le primate.
- Avec ses dômes rocheux, l'Andringitra est aussi un témoin du super continent Gondwana de l'ère secondaire, qui réunissait, selon les scientifiques, l'Antarctique, l'Inde, l'Arabie, l'Australie, l'Afrique et l'Amérique du Sud.
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