Éléphants trouvés morts lors d’un inventaire faunique au Cameroun



Posted on 08 March 2013  | 
Cameroon Elephant Carcass Poaching
Une carcasse d’éléphant dans la clairière de Djalombé, au Parc National de Lobéké, tuée moins de deux semaines avant que la photo soit prise. L’absence de défenses est une preuve que cet éléphant a été tué par des braconniers.
© WWF-Fidelis MangaEnlarge
 Ngoyla, au sud-Cameroun (8 mars 2013) - Les carcasses de 23 éléphants tués pour leur ivoire ont été découvertes durant un inventaire faunique dans le parc national de Nki dans le sud-est Cameroun à la fin de février, le chef de projet du WWF Zacharie Nzooh a déclaré vendredi, un rappel que les éléphants font face à une menace existentielle dans le bassin du Congo.


« Entre le 10 février et le premier mars, nous avons trouvé 23 carcasses d’éléphants sans défenses - preuve du braconnage - sur une distance de 70 kilomètres dans le Parc national de Nki, » a-t-il dit.


« A titre de comparaison, durant le dernier inventaire en 2006, nous avons trouvé trois carcasses sans leurs défenses sur une distance de 258 kilomètres, » a expliqué Nzooh.


Les éléphants d'Afrique centrale sont menacés pour leur ivoire. Une étude publiée mardi montre que les braconniers ont tué 62 pour cent des éléphants de forêt dans la région au cours des 10 dernières années.


« Pour vous donner une idée de cette situation de crise, durant la même période à la fin de février cinq carcasses d'éléphants sans défenses ont été trouvées dans le parc national de Lobéké durant une patrouille de routine d’écogardes » Nzooh a dit, ajoutant que les populations d'éléphants dans le parc était tombées à 1750 en 2009 contre 2100 en 2002.


Il a expliqué que beaucoup de ces carcasses dans Nki et Lobéké ont été trouvées à 10 mètres les uns des autres, un signe que les braconniers avaient utilisé des fusils automatiques, tel des AK-47, reflétant le caractère plus violent du braconnage d’éléphants comparé à il ya quelques années.


Bien que les gardes forestiers fassent de leur mieux pour gérer la situation du braconnage, Nzooh a dit, « ils ont peur, et à juste titre. »


« Le manque d'armes, ainsi que des ressources et soutiens publiques limités empêchent les gardes forestiers à arrêter ce carnage. »


Une augmentation de la demande pour l'ivoire pousse les prix à des niveaux records, et encourage beaucoup plus de personnes à faire partie de cette activité criminelle.


« En fin de compte, le braconnage des éléphants ne s'arrêtera que lorsque la demande d'ivoire s'arrête, » a déclaré Nzooh.


Les conclusions de l'inventaire de la faune dans le parc national de Nki sera publié en avril, at-il ajouté, en s’inquiétant déjà de ce que les résultats vont montrer.


Pour plus d'informations et de renseignements, veuillez contacter Fidelis Manga du WWF à fmanga@wwf.panda.org ou +237 22 99 30 36.

Cameroon Elephant Carcass Poaching
Une carcasse d’éléphant dans la clairière de Djalombé, au Parc National de Lobéké, tuée moins de deux semaines avant que la photo soit prise. L’absence de défenses est une preuve que cet éléphant a été tué par des braconniers.
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Une carcasse d’éléphant dans la clairière de Djalombé, au Parc National de Lobéké, tuée moins de deux semaines avant que la photo soit prise. Les éléphants de l’Afrique Centrale sont en train de mourir pour leur ivoire.
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