Bertrand Calame

Madagascar,… voyage au cœur de la nature pour une prise de conscience générale

Je m’appelle Bertrand et j’habite Genève en Suisse. J’ai 27 ans et j’ai terminé des études en gestion d’entreprise il y a trois-quatre ans. Parallèlement à cela, je m’occupe depuis six ans de mon association qui a pour but d’aider des enfants défavorisés en Tanzanie. Lors de mes projets, j’ai réalisé l’importance de s’intégrer au mode de vie locale, de partager des moments de vie, parfois simple, afin de créer des liens qui permettent de mieux se comprendre. Après avoir passé du temps à aider des gens (ce que je fais toujours d’ailleurs), il me semblait important également de faire quelque chose pour la nature, pour notre planète. C’est pourquoi j’ai décidé de me lancer dans cette aventure avec le WWF. Pour moi, deux choses sont importantes et essentielles. La première, venir en aide aux personnes que le reste du monde tend à ignorer et la deuxième faire en sorte que la planète sur laquelle on vit ne devienne pas un monde stérile et sans diversité. Je ne prétends pas forcément avoir raison, ni détenir les vérités ni le chemin à parcourir pour y parvenir, mais il me paraît important de s’interroger fondamentalement et de réfléchir sérieusement sur la part de responsabilité de chacun quant à la situation actuelle.
Il me semble important de vivre au sein des communautés de s’y intégrer au maximum afin de mieux comprendre comment ils perçoivent la nature et ce qu’ils attendent d’elle. Sans la nature l’Homme ne pourrait pas vivre. Il faut se rappeler que ces populations ont des liens importants et étroits avec la nature. Bien souvent leur vie en dépend. Malheureusement, le grand bal de la mondialisation modifie tous les schémas de vie à travers le monde et ce même si l’on décide de ne pas prendre le train qui est en marche. Les changements dans la vie de ces gens sont souvent le fruit d’activités qui ne leur sont pas liées. C’est ce qu’on peut appeler le lien de causes à effets indirect. Des changements ont lieu chez eux mais qui sont générés par l’activité de gens qui sont à des milliers de kilomètres de là. Lorsque l’on a compris cela, il paraît important de sensibiliser, d’éduquer et de travailler ensemble pour trouver les solutions qui permettront de faire vivre tout le monde.

La nature est si riche et si présente à Madagascar qu’il est difficile d’y rester insensible. Cette expérience à Madagascar fut pour moi très enrichissante de tout point de vue. J’ai d’ailleurs appris sur moi-même plus que je ne l’aurais espéré. Je suis parti du principe que j’allais à Madagascar pour apprendre et recevoir et nous pour donner ou enseigner. J’ai décidé de ne pas vous faire le récit de mon aventure car je sais qu’il est difficile de transmettre ses émotions (nous n’avons pas tous la même sensibilité), que pour vraiment comprendre et ressentir ce que j’ai vécu à Madagascar il n’y a pas d’autre moyen que de le vivre soi-même (si vous êtes curieux vous pouvez tout de même m’écrire). De plus, il y aurait tellement de choses à dire. C’est pourquoi je vous invite à vous engager dans des actions de ce type non seulement pour l’aide que vous allez apporter mais aussi pour l’enrichissement que cela va vous procurer.

La question de la conservation et de la protection de l’environnement est une question essentielle qui devrait être traités de manière globale. Certes il faut agir localement, mais comment protéger une région si le reste du monde continuent à ne pas s’en inquiéter. C’est là toute la difficulté de notre action. Je pense que le manque de vision commune et le manque de volonté politique sont les deux obstacles principaux qui nous empêchent d’avancer. Il y a pourtant énormément de petites actions que chacun peut faire pour améliorer un petit peu le quotidien. Protéger la nature ce n’est pas seulement empêcher les arbres de se faire couper ni les animaux de se faire tuer, c’est un mode de vie que l’on doit développer afin de trouver la manière adéquate de vivre sur cette planète sans la détruire. La notion de citoyen du monde peut paraître dépassée et pourtant elle prend encore plus de sens aujourd’hui qu’avant car pour surmonter ses problèmes le Monde devra s’unir plutôt que de rester diviser.
 / ©: WWF / Bertrand Calame
Avec Alice et Nicolas à Namoly
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A Namoly
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Flore malgache
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Se sensibiliser et être sensibilisés pour à son tour sensibiliser

Je pourrais résumer en une phrase ma façon de voir le programme des jeunes volontaires du WWF ; se sensibiliser et être sensibilisés pour à son tour sensibiliser. Je pense que l’action la plus importante que nous ayons faite et que nous faisons encore (je l’espère) est de dire autour de nous ce que nous avons vu et vécu ainsi que ce que nous avons fait pour éveiller les consciences et je l’espère améliorer la vie de tous sur notre belle planète.
Ce voyage restera une étape clé de mon existence, car il a, en grande partie, donner un sens à ma vie. Il m’a conforté dans les idées que j’ai et m’a permis de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles perspectives. Je continue à consacrer ma vie à ces causes dans l’espoir que les choses changent.

PS : Je tenais encore à remercier une fois de plus toutes les personnes qui nous ont aidées. Les personnes du WWF à Madagascar, notre coordinatrice sur place, notre responsable de programme en Suisse, les gens des villages où nous avons vécu quelques temps et bien sûr à mon groupe de volontaires grâce à qui j’ai aussi énormément appris.

Et après le Madagascar?

Depuis octobre 2008, je suis volontaire au Tchad auprès d'EIRENE Suisse www.eirenesuisse.ch où j'effectue un stage en appui institutionnel. Lire mes newsletters...

Il m’arrive souvent de repenser à mon expérience à Madagascar que j’ai hautement appréciée. Et dans mon travail ici au Tchad, il m'arrive souvent de faire des comparaisons avec Madagascar et ce que j’ai vécu sur le terrain là-bas. J’ai vraiment beaucoup appris de ce séjour.

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