Le Littoral Tunisien

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Panorama typique de la zone des palmiers de Sidi Founkhel où des projets écotouristiques seront développés, Kerkennah, Tunisie.
© WWF-MEDITERRANEAN / E. PARKER
La plupart des développements côtiers réalisés en Méditerranée ne tiennent pas compte de l’impact sur le long terme. Plus de 50% de la population des pays méditerranéens est concentrée sur le littoral, la région draine plus de 30% du tourisme mondial et la tendance est à la hausse pour les prochaines années. Les pressions exercées par les activités humaines engendrent des dommages considérables pour les écosystèmes et les paysages côtiers.
Pays méditerranéen à orientation maritime, la Tunisie s’est fixé comme objectif de répondre aux exigences d’une gestion durable de ses zones côtières qui, sur une longueur de 1400 km, hébergent 64% de la population totale et concentrent la plupart des activités économiques du pays.

La gestion intégrée des zones côtières (GIZC) est un dispositif souple et adaptable appliqué à la sauvegarde des ressources du littoral, à la fois quantitative et qualitative. Il peut ainsi satisfaire aux besoins actuels et garantir aux générations futures des activités économiques et environnementales durables.
Le littoral tunisien présente plusieurs paysages bien différenciés:
  • les plages sablonneuses qui occupent environ 575 km, constituent le paysage le plus présent sur les côtes tunisiennes et abritent la majeure partie de la population, pour l’essentiel dans les baies et golfes de la façade orientale du pays;
  • les côtes à falaises d’environ 400 km, que l’on retrouve principalement sur la façade nord et à l’est des principaux caps;
  • le littoral à dunes sablonneuses, recouvertes d’un boisement forestier (Zoueraa, Bizerte, Gammarth, Oued Abid, Medfoun, Ghedhabna);
  • les zones humides.

On distingue du nord au sud les zones suivantes:
  • la côte nord, depuis la frontière algérienne jusqu’à Bizerte : étroite, rocheuse et escarpée, elle s’ouvre sur une mer profonde. Le rivage est marqué par la turbulence des eaux marines et par la fréquence et la violence des vents et des vagues, qui affaiblissent et éclatent les falaises;
  • le golfe de Tunis, de Bizerte à El Haouaria : il constitue un territoire faunistique particulier. Les invasions marines, dans les parties basses de la côte, ont formé de grands lacs et des golfes entourés de promontoires rocheux abritant de nombreuses plages. La pression liée à l’urbanisation et au développement touristique est très forte dans cette partie du littoral;
  • le golfe de Hammamet, d’El Haouaria à Chebba : il est marqué par l’extension de plages sablonneuses, entrecoupées par quelques pointes rocheuses. C’est la première zone touristique du pays;
  • le golfe de Gabès, de Chebba à la frontière libyenne : il présente un plateau continental très étendu et peu profond. Il se distingue par une marée semi-diurne d’une amplitude relativement appréciable, de l’ordre de 2,40 mètres en vives-eaux. La posidonie y prospère, notamment le long des côtes et des îles Kerkennah et constitue un vivier pour une faune marine très variée.
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Station balnéaire, Tabarka, Tunisie.
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