Un paysan modèle

Marcellin Nesy est un paysan modèle à Ivohibe. En 2007, il a d’ailleurs gagné le premier concours de reboisement organisé – désormais annuellement – par le WWF dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement.

Diverses cultures, des ruches et des étangs à poissons
Outre des eucalyptus et des pins, il fait pousser de nombreuses cultures vivrières sur ses terres : manioc, riz, ananas, bananes, café. Il a également des ruches et des étangs pleins de poissons.

Un jardin de cocagne que le WWF et les autorités locales visitent régulièrement lors des activités liées à la Journée Mondiale de l’Environnement, lesquelles se prolongent sur une semaine.
 
Le WWF fournit un soutien technique à Marcellin Nesy, notamment en matière de reboisement.

«Nous essayons toujours de satisfaire les demandes d’aide individuelles car ensuite la communauté travaillera plus volontiers avec nous sur nos propres objectifs de protection de la biodiversité et des ressources naturelles,» explique Joël Raveloson, le chef de projet.

Techniques agricoles
En général, l’assistance du WWF porte le plus souvent sur les techniques agricoles et apicoles, l'aménagement des bassins piscicoles et la fourniture d’alevins, ou encore la construction de mini barrages pour l’irrigation.

Mais le WWF s’applique aussi à renforcer et encadrer les associations locales pour que celles-ci gagnent en efficience, car elles sont indispensables pour les transferts de gestion des ressources naturelles.

Une telle stratégie est d’autant plus pertinente qu’elle n’engage généralement pas ou peu de moyens financiers.

Source d'inspiration
Le WWF espère évidemment que la bonne collaboration avec Marcellin Nesy sera une source d’inspiration pour d’autres paysans, qu’elle aiguisera leurs ambitions et que Marcellin servira de multiplicateur.

Lui-même se voit bien dans ce rôle même s’il affirme volontiers qu’au départ son approche relève de la vocation : « Je voulais simplement laisser quelque chose aux générations futures et en particulier à mes enfants, » assure-t-il. « En fait, mes activités font vivre toute la famille, y compris mes parents. »

Du manioc pour 300 villageois démunis
Et au-delà : Marcellin pense avoir déjà aidé quelque 300 villageois particulièrement démunis en leur fournissant des plants de manioc qu’il ne leur fait payer qu’après la récolte et pour autant que celle-ci soit bonne.

La communauté locale de base ne reste évidemment pas insensible à cette ferme à succès et souhaite faire quelque chose de similaire. Pour cela, il lui faudra acquérir davantage de terres.

En attendant, comme Marcellin Nesy, elle peut compter sur Joël et son équipe pour développer ses initiatives.


 / ©: Olivier van Bogaert
Marcellin Nesy montre une partie de ses cultures
© Olivier van Bogaert

Je voulais simplement laisser quelque chose aux générations futures et en particulier à mes enfants

Marcellin Nesy

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