Des signes encourageants

Richard Tsirinasy Bendala, président de la communauté locale de base (COBA) dans le village d’Ivohibé se souvient encore de l’époque déjà lointaine où la forêt arrivait près du village.

«Nos grands-parents défrichaient la forêt mais étaient conscients qu’ils fallait reboiser. Ils ont été les premiers à nous exhorter à le faire,» se rappelle-t-il. «Puis il y a eu les sensibilisations du WWF et des services forestiers.»

Vite persuadé
Il n’a pas fallu trop d’efforts pour les persuader de replanter des arbres. «Les forêts protégeaient les sources d’eau, nous avons donc commencé à manquer d’eau, ce qui a engendré une déficience d’hygiène dans la communauté et des problèmes d’irrigation pour l’agriculture,» ajoute le président de la COBA.

Richard Tsirinasy Bendala dit aussi se rendre compte que quelque chose cloche avec le climat : « Je n’avais encore jamais vu aussi peu de pluie aux mois de janvier et février. Et il y a eu des cyclones en avril, ce qui est aussi totalement inédit pour moi. »

Selon lui, tous ces problèmes ne laissent pas la population indifférente. Il perçoit d’ailleurs des signes encourageants et se veut optimiste pour l’avenir.

« Par exemple, les gens allument moins de feux de brousse, » affirme-t-il. «Ils commencent aussi à recoloniser les terres dégradées au lieu d’en défricher de nouvelles.»

 / ©: Olivier van Bogaert
Richard Tsirinasy Bendala devant le panneau de son association locale
© Olivier van Bogaert

Nos grands-parents défrichaient la forêt mais étaient conscients qu’ils fallait reboiser.
Ils ont été les premiers à nous exhorter à le faire.

Richard Tsirinasy Bendala