Communautés de base formées et structurées

Les transferts de gestion des ressources naturelles (TGRN) et la restauration des paysages forestiers sont les activités prioritaires du site de Fandriana Marolambo et, logiquement, celles qui ont le plus avancé au cours de la première année du projet.

Une fois complétée, l’équipe du WWF – et en particulier les agents de terrain – a été formée à divers nouvelles techniques agricoles, comme l’arboriculture fruitière ou les cultures sous couvert végétal (SCV) par exemple.

Formation des paysans
Une active promotion de ces techniques culturales alternatives a été entreprise au niveau des communautés locales, ciblée principalement sur les cultures maraîchères, l’apiculture, les systèmes de riziculture intensive et l’arboriculture fruitière. Une trentaine de paysans (par type de formation) ont été formés à ces techniques améliorées dans trois communes.
 
Par ailleurs, six zones forestières impliquant 11 fokontany (la plus petite unité administrative du pays) ont été identifiées avec la population locale pour y mener des travaux de transfert de gestion des ressources naturelles. Durant cette première année, l’essentiel des activités dans ce domaine a consisté à structurer les différentes communautés locales de base (COBA).

L’affinage de la délimitation au GPS des zones de transfert a déjà été effectué et les données sont maintenant en cours de traitement.

Campagnes de sensibilisation

En parallèle, les activités de communication et de sensibilisation sur le processus du transfert de gestion continuent au niveau des communautés, des responsables et des autorités des fokontany, des communes, des districts et des régions.

En ce qui concerne la restauration forestière, les travaux suivants ont été effectués au cours de la première année :
1. Une série de campagnes de sensibilisation des populations locales à l’importance et la nécessité de restaurer les paysages forestiers dégradés ;
2. La négociation des terrains à restaurer : les zones de restauration sont la plupart du temps des anciennes parcelles culturales et leur utilisation nécessite que les derniers exploitants soient d’accord de céder le terrain ;
3.La négociation de terrains pour la mise en place de pépinières villageoises en vue de la restauration active ; 
4. Dans neuf villages, l’aménagement de terrains pour l’installation de pépinières. Ces sites vont produire des plants autochtones qui seront utilisés pour la restauration active des savanes, jachères ou zones forestières dégradées.

Pépiniéristes responsables
 
Des formations axées sur le choix des sites et leur aménagement, la mise en place des pépinières, la gestion de production des plants et leur entretien ont aussi été dispensées aux pépiniéristes de cinq villages (à raison de deux par villages).

Ces pépiniéristes seront par la suite responsables de la production des plants et du choix des essences à utiliser dans la restauration.

Quelques activités préparatoires au reboisement ont commencé. Là encore, la formation des pépiniéristes est importante.

En effet, s’ils maîtrisent les techniques complexes de restauration avec des essences autochtones, les pépiniéristes n’auront aucun problème à produire et entretenir une pépinière d’essences exotiques destinée à fournir du bois d’énergie.

L’équipe du projet a aussi œuvré pour la mise en place de pépinières scolaires.
 / ©: WWF Canon / Olivier van Bogaert
Communauté de base dans le paysage forestier de Fandriana Marolambo
© WWF Canon / Olivier van Bogaert
 / ©: WWF Canon / Olivier van Bogaert
Pépinière communautaire dans le paysage de Fandriana Marolambo
© WWF Canon / Olivier van Bogaert
 / ©: Air France / Nicolas Petteau
Paysage typique aux abords du corridor forestier de Fandriana Marolambo
© Air France / Nicolas Petteau