Antoine Randriatompoina: "Il est primordial que les communautés aient du pouvoir"

Antoine Randriatompoina est conseiller d’une communauté de base (COBA) de la commune d’Ankarinoro. Il explique pourquoi et comment la collaboration avec le WWF est importante :

« Les campagnes de sensibilisation du WWF ont permis de constituer la communauté de base, » dit-il.

« Il est primordial que les COBA aient vraiment du pouvoir, que nous soyons autonomes, que nous puissions gérer la forêt nous-mêmes, que les activités agricoles soient plus développées et que nous bénéficions de davantage de revenus. »

« Nous savons que nous avons détruit la forêt, génération après génération, et que nous devons travailler ensemble, avec toutes les communautés pour la restaurer et la protéger. La forêt est importante pour nous, elle nous procure du bois, des plantes médicinales et de l’eau. »

Vaincre la méfiance 
Quand Guillermo Castilleja, directeur exécutif de la conservation au WWF International, lui demande si ça s’est toujours bien passé avec le WWF, il répond : « Au début, il y avait de la méfiance envers le WWF. Nous avions peur qu’il vienne pour nous mettre hors de la forêt. Mais les discussions, les séances de communication ont assez rapidement évacué ces craintes et instauré un climat de confiance. »

Apprendre ensemble
Guillermo ajoute : « Nous sommes aussi ici pour apprendre et c’est important que vous nous disiez quand nous nous trompons. »

« Oui, une fois, sur les conseils du WWF nous avons fait des trous trop grands pour les plantations et ça n’a pas marché, »  rigole Antoine. « Mais nous avons corrigé ensemble. »

 / ©: WWF Canon / Olivier van Bogaert
Guillermo Castilleja, Appolinaire Razafimahatratra et Antoine Randriatompoina (avec le chapeau) en pleine discussion sur le rôle des communautés locales
© WWF Canon / Olivier van Bogaert