Laza Rakotondrasoa: "Ici je peux faire valoir mes idées"

 / ©: WWF-MWIOPO/Martina Lippuner
Laza Rakotondrasoa, Vondrozo, Madagascar
© WWF-MWIOPO/Martina Lippuner
Bref portrait du responsable du projet à Vondrozo.
Célibataire de 25 ans, ingénieur agronome de formation, Laza Hasinanijaona Rakotondrasoa a été consultant pour diverses organisations (Conservation International, Foreca, Durrell, etc.) avant de rejoindre le WWF en septembre 2010 comme responsable du PHCF à Vondrozo.

Laza a grandi à Fianana, pas très loin de la capitale Antananarivo. Ses parents travaillaient tous  les deux pour une organisation non gouvernementale de développement rural.  Son père arrondissait les fins de mois avec son « taxi brousse ».


Du taxi aux marchés

Laza n’hésitait d’ailleurs pas à l’aider dans cette dernière entreprise en collectant les titres de transports à l’arrière du véhicule.

En d’autres occasions, son père et lui faisaient de longs déplacements pour aller vendre leurs produits agricoles au marché.

« Parfois nous arrivions au milieu de la nuit et nous dormions à même le sol sur la place, au milieu des cochons, » se souvient-il.


Les coupeurs d'arbres en horreur

Enfant, Laza avait déjà en horreur les personnes qui coupaient ou brûlaient des arbres. « C’était comme si elles coupaient ma propre peau, » raconte-t-il. « Et ça n’a pas changé ! »

Les feux de brousse - courants à Fianana - ont même failli avoir raison de la maison familiale. Ce jour-là, l’incendie qui faisait rage tout autour de la demeure a pu être éteint in extremis.

« Après un tel choc, j’ai travaillé dur pour devenir un protecteur de la nature efficace, » assure-t-il.


Une aubaine

Il considère son passage au WWF comme une aubaine. « Le WWF est une institution, une ONG de très grande envergure, c’est déjà une source de motivation, » précise-t-il. « Et j’ai en plus la chance de travailler pour un programme où le responsable se soucie vraiment de la qualité et du bien-être de ses équipes et où je peux faire valoir mes points de vue et suggestions sur le travail de la conservation en général. »


Rêve d'Icare

Avant de finalement se consacrer à l’agronomie puis à la protection de l’environnement, c’est de piloter un avion qu’il rêve. Mais désormais, sa place est auprès du monde naturel. 

« Alors que j’étudiais l’agronomie, je me suis rendu compte que c’est quand j’étais dans la nature que je me sentais le plus à l’aise, le plus serein, » se rappelle-t-il.

L’amour de la nature et de la vie sauvage est d’ailleurs une condition sine qua non pour faire le métier qu’il a choisi, selon lui.


Les surprises du métier

Un métier qui réserve parfois des surprises : « Je me souviens très bien de ma première expérience de travail dans la région. Je faisais un sondage et devais parler à un fameux Dahalo, un voleur de zébu. Tout au long de la discussion, durant laquelle je luis posais des questions délicates sur la consommation de viande de lémur ou l’abattage d’arbres, mon interlocuteur s’est appliqué à aiguiser un grand couteau. Je n’en menais pas large mais heureusement à la fin il s’est révélé être quelqu’un de plutôt affable ! »

Il est convaincu que le PHCF va marquer les esprits: « Parmi les projets que coordonne le WWF, je pense c’est l'un de ceux qui est promis au plus grand avenir. »       
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