Joël Raveloson: les défis ne lui font pas peur

 / ©: Olivier van Bogaert
Joël Raveloson avec des plants d'accacia. Sous son impulsion, la campagne de reboisement a du succès à Ivohibe
© Olivier van Bogaert
Interview express avec le responsable du projet à Ivohibe-Andringitra
Né en 1979 à Tananarive, Joël Raveloson, le chef du projet à Ivohibe-Andringintra, a passé ses premières années à Soavinandriana, en milieu rural. Il s’intéresse à la nature par le biais de documentaires animaliers et des plongées du Commandant Cousteau au cœur des mers et des océans.

« J’ai rêvé des savanes et de la grande faune du Kenya, mais je n’y suis encore jamais allé, » raconte-t-il.

Qu’à cela ne tienne, sa route est tracée, elle le conduira inévitablement vers la protection de l’environnement et de la nature. Il fait ses études à Tananarive, devient ingénieur agronome spécialisé en foresterie, fait son stage de mémoire de fin d’études à Fort Dauphin pour le WWF, un signe précurseur.  

Et à l’école, quelles étaient vos disciplines préférées?

Les sciences naturelles, les mathématiques et la physique

Adolescent, à quel métier vous destiniez-vous?

D’abord, je voulais faire du droit, puis de la médecine, sans doute l’influence de ma famille qui compte un bon nombre d’avocats et de médecins. C’est au bac que j’ai opté pour l’agronomie.

Comment en êtes-vous venu à travailler pour le WWF?

Dans le cadre de mes études, j’avais effectué un premier travail pour le WWF sur la restauration forestière. Ensuite, j’ai sillonné le pays comme consultant sur divers sujets : études socio-économiques, utilisation des ressources naturelles, suivi des lémuriens. Puis j’ai répondu à une offre du WWF pour un poste lié à la restauration forestière à Fandriana mais on m’a finalement proposé une position similaire à Andapa. Comme le financement pour ce projet tardait à venir, j’ai été muté à Ivohibe pour clore un précédent projet, et j’y suis toujours.

Qu’est-ce que vous préférez dans votre travail au WWF?

J’aime bien planifier et coordonner les activités et trouver des solutions aux problèmes qui se posent.

Et ce que vous aimez moins?

Les tâches administratives et celles liées aux finances, car elles me prennent beaucoup de temps. C’est d’autant plus compliqué que je n’ai pas de secrétaire comptable à Ivohibe.

Quelles sont les qualités indispensables pour faire ce travail?

La passion et des convictions. Il faut aimer les défis et ne pas avoir de doute sur la raison d’être de son travail.

Comment voyez-vous l’avenir du projet dont vous vous occupez, ses atouts, les défis à venir?

C’est un projet qui avance bien, je suis optimiste par rapport aux reboisements et aux transferts de gestion des ressources naturelles, la population est très engagée, elle connaît ses besoins et ce qui lui est absolument nécessaire. Les gens comprennent la problématique du changement climatique même s’ils mettront encore un peu de temps à faire le lien entre ce phénomène et leurs activités. La création de nouvelles aires protégées et des structures de gestion qui vont avec prendra plus de temps encore.