Jeanneney Rabearivony: un gestionnaire de l'environnement

 / ©: WWF-MWIOPO / Martina Lippuner
Jeannneney Rabearivony, Andapa, Madagascar.
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Bref portrait du responsable du projet à Andapa.
Âgé de 44 ans, marié et père de trois enfants, Jeannneney Rabearivony est au WWF depuis juillet 2009.

Il a été engagé spécialement pour occuper le poste de responsable du PHCF à Andapa. Avant cela il était coordinateur des zones humides pour le projet Madagascar du Peregrine Fund.

Enfance en forêt

Quand il pense à la nature c’est sa vie en milieu rural avant l’âge de 10 ans qui lui revient en mémoire.  En effet, il a passé le plus clair de son enfance en forêt car son père travaillait à plus de 20 kilomètres de la maison et Jeanneney avait l’habitude de faire un bout de chemin avec lui.

« À l’époque, la forêt était encore dense mais il n’en reste presque rien aujourd’hui, » déplore-t-il.

Ensuite, à l’école, la dissertation en malgache était son sujet préféré. Puis, adolescent, et avant de bifurquer dans le domaine de l’environnement, il se voyait bien devenir médecin.


Du plus grand caméléon au plus petit

Finalement herpétologiste, Jeanneney a passé beaucoup de temps à étudier les caméléons, notamment Furcifer oustaleti dans le parc national d’Ankarafantsika.

« C’est un caméléon de taille exceptionnelle avec des pattes très griffues à ne pas  laisser vagabonder sur vous, » explique-t-il.

À l’Université de Canterbury, Jeanneney a cependant fait son master sur une autre espèce de caméléon, Brookesia, en l’occurrence la plus petite du genre.

Il est venu au WWF parce qu’il se considère définitivement comme un protecteur de la nature et  un gestionnaire de l’environnement.

Dans son poste actuel, il estime que la patience, l’aptitude à travailler durement, l’ambition et un fort esprit d’équipe sont des atouts essentiels.

Fiers du projet

« De toutes les activités que nous menons, c’est la gestion et l’aménagement des forêts que je préfère, » précise-t-il. « J’aime parler aux gens, aux responsables des communautés et en savoir davantage sur leurs points de vue, leurs ressources, leur vie en général. »

Et de continuer : « Nous avons aussi planté 180'000 arbres en trois saisons de plantation et cela me rend particulièrement  fier. Mon équipe réalise de l’excellent travail et chacun est heureux de pouvoir faire partie de ce projet.»

Jeanneney a une vision très claire du futur du site dont il s’occupe : il est impératif, selon lui, que les autorités en charge de l’eau et des forêts passent plus de temps sur le terrain et comprennent mieux les besoins des populations locales.  

En outre, le site d’Andapa doit disposer de ressources humaines et matérielles supplémentaires, afin de pouvoir faire valoir des résultats concrets. 

Un défi majeur

"C’est le défi majeur du PHCF ici," conclut-il.  "Seuls des acquis tangibles pourront convaincre les communautés des bénéfices de la conservation des forêts et garantir leur adhésion et soutien à notre approche."