Flavien Rebara veut enrichir ses connaissances

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Flavien Rebara est heureux d'être confronté à des choses nouvelles pour lui.
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Rencontre avec le responsable du projet à Fort Dauphin
Flavien Rebara est né en 1964 à Tananarive où il a passé son enfance. Mais c’est à Tuléar qu’il fait ses écoles primaires et suit le collège, avant de passer son bac à Diego.

Puis on le retrouve à Tuléar après l’obtention de son Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) en géographie en 1998, avec un travail sur les liens entre la migration des populations paysannes et la déforestation (pour sa maîtrise) et la dynamique de la déforestation (pour son DEA).

« Ensuite, je voulais être professeur à l’Université, » raconte-t-il. « Mais le directeur d’un programme de recherche de l’ORSTOM m’a conseillé d’entrer dans la vie active avant de faire un doctorat. »

Il devient donc chef de projet chez Vétérinaires sans frontières pendant quelque temps, avant de passer au WWF.

« J’avais étudié les questions liées à la déforestation pour mon mémoire et je souhaitais mettre en pratique mes connaissances théoriques, » se souvient-il.

En 2001, il est coordinateur de la sous-région Androy-Anosy du Programme écorégional Ala Maiky du WWF Fort Dauphin.

Fréquents contacts avec la nature
Citadin, Flavien Rebara? Pas vraiment : son père possédait des concessions agricoles et les contacts avec la nature étaient donc fréquents.

Et de se rappeler : « Avec des copains d’enfance, nous allions chasser les petits oiseaux ou accompagner la transhumance. »

Dans sa fonction actuelle, il avoue être passionné par la restauration forestière et la composante carbone du programme holistique de conservation des forêts.

« Parce que ce sont des choses nouvelles pour moi, » aime-t-il à préciser. « J’ai une certaine expérience dans le processus de création des aires protégées et de transfert de gestion des ressources naturelles, je me réjouis donc de me lancer dans des activités qui vont enrichir mes connaissances. »

Flavien Rebara est aussi particulièrement satisfait des renforts en personnel que le programme lui a fournis : « Nous serons 18 en tout alors qu’il n’y a pas si longtemps, nous étions seulement deux ! »

Avec l’expérience accumulée et ces forces supplémentaires, Flavien est très optimiste pour l’avenir du programme dans la région : « Je pense même que les structures que nous mettons actuellement en place avec les communautés locales vont rapidement porter leurs fruits. »