Contexte

Changements climatiques

Le lien entre la déforestation et les changements climatiques a été largement débattu lors de la Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques, qui a eu lieu à Bali en Décembre 2007. De nombreuses discussions montrent qu’il y a un intérêt croissant à développer et insérer - dans le dispositif qui prendra la relève du Protocole de Kyoto dès 2012 - des incitations financières pour les activités réduisant directement les émissions liées à la diminution de la déforestation et de la dégradation (REDD).

Signal fort

Les pays participants à la conférence de Bali ont donné un signal fort en adoptant un plan d’action visant à promouvoir les actions de lutte contre la déforestation à l’échelle nationale et locale, et à inclure pleinement la lutte contre la déforestation dans le régime de l’après Kyoto.

Ceci signifie qu'à l'avenir, des mécanismes financiers et d'autres incitations peuvent émerger afin de récompenser les pays (et peut-être les entreprises) qui mettent en oeuvre des mesures visant à réduire le taux de déforestation.


Quel impact?

Toutefois, il n'y a actuellement pas de système fiable pour vérifier si de tels projets ou de telles activités, sur le marché volontaire ou ailleurs, offrent autre chose qu'une séquestration temporaire et partielle de carbone, ou une réduction effective des émissions de CO2.

Il n'y a également aucune méthode pour en mesurer l’impact positif sur la biodiversité et sur d'autres fonctions du paysage, ou, si en fait, les communautés locales en retirent un quelconque bénéfice.

La Fondation GoodPlanet et le WWF travaillent ensemble pour appuyer des projets forestiers qui prennent en compte les questions soulevées ci-dessus et y apportent des réponses.

Générer des connaissances
Au vu des incertitudes et opportunités évoquées, il existe un besoin urgent de générer des connaissances sur la variété d’approches possibles pour la mise en place de tels projets, le marché disponible et les mécanismes incitatifs visant à les encourager.

La Fondation GoodPlanet et le WWF ont pour priorités de favoriser des approches et la mise en œuvre de moyens innovants permettant de mesurer la réduction des émissions de carbone qui résultent d’une diminution du taux de déforestation et de dégradation des forêts (REDD), ainsi que le volume de CO2 qui peut être séquestré grâce à la restauration des forêts dégradées et au reboisement.

Biodiversité

Afin de préserver la biodiversité unique du ce pays, le Gouvernement malgache s’est engagé en 2003 à accroître la superficie des aires protégées de 1,7 millions d’hectares à 6 millions d’hectares d’ici la fin 2012 (Vision Durban). Les communautés locales sont étroitement être impliquées dans le processus en cours et leur collaboration active avec les instances chargées de concrétiser cet engagement est effective.

Le Programme holistique de conservation des forêts à Madagascar (ou PHCF) vise ainsi à créer de nouvelles aires protégées en accord avec la Vision Durban. Pour cela \, le WWF s’appuie sur 45 ans d’expérience sur le terrain à Madagascar, ainsi que ses relations concrètes tant avec les communautés locales qu’avec les instances gouvernementales.

Décentralisation

L'Etat malgache favorise actuellement une politique de décentralisation pour responsabiliser des autorités régionales, locales et des communautés. Dans chacune des 22 Régions, les plans de développement incluent la dimension environnementale dans leurs priorités.

Le programme PHCF soutient une telle approche et vise à transférer très concrètement la gestion des forêts et des ressources naturelles
 / ©: Credit: WWF Canon / John E. Newby
On estime que les émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation représentent environ 17% du total des émissions globales et près de 28% de l’ensemble des émissions de CO2.
© Credit: WWF Canon / John E. Newby
 / ©: GoodPlanet/Romuald Vaudry
Romuald Vaudry (GoodPlanet) avec Falizara (de l'équipe du WWF à Andapa) et Alain (agriculteur local), lors d'une récente mission de terrain à Andapa
© GoodPlanet/Romuald Vaudry

Le WWF et GoodPlanet

Le programme holistique de conservation des forêts à Madagascar est financé par la Fondation GoodPlanet – avec Air France pour unique sponsor. Il est mené sur le terrain par le WWF.

Créée par le photographe Yann Arthus–Bertrand, la Fondation GoodPlanet oeuvre à la sensibilisation du public et à l’élaboration de solutions concrètes en faveur du développement durable et d’un mode de vie plus responsable, plus respectueux de la planète et de ses habitants.

Action Carbone, l’un des programmes de GoodPlanet, offre aux entreprises, aux institutions et aux particuliers la possibilité de réduire leur impact sur le climat en agissant sur leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et en participant à la compensation volontaire.

Mais Action Carbone finance également des projets innovants, bénéfiques pour le climat, en dehors du strict cadre de la compensation carbone : ce sont les projets Alternative Carbone, dont fait partie Le programme holistique de conservation des forêts à Madagascar.

GoodPlanet a choisi le WWF pour mener ce programme sur le terrain en raison de son expérience, de ses compétences dans le domaine de la protection des forêts, et de son vaste réseau mondial. Le WWF a montré qu’il avait les capacités de mettre en œuvre des projets à grande échelle, tels que celui-ci.


Biodiversité

Afin de préserver la biodiversité du pays, le Gouvernement malgache s’est engagé en 2003 à accroître la superficie des aires protégées de 1,7 millions d’hectares à 6 millions d’hectares d’ici la fin 2012 (Vision Durban). Les communautés locales doivent être impliquées dans le processus et leur collaboration avec les instances chargées de concrétiser cet engagement est effective.

Le Programme holistique de conservation des forêts à Madagascar vise ainsi à créer de nouvelles aires protégées en accord avec la Vision Durban. Pour mener à bien les activités relatives à cet objectif, le WWF fera valoir ses 45 ans d’expérience sur le terrain à Madagascar, ainsi que ses excellentes relations tant avec les communautés locales qu’avec les instances gouvernementales.

Décentralisation

L'Etat favorise actuellement une politique de décentralisation pour accroître la responsabilité des autorités régionales, locales et des communautés. Dans chacune des 22 Régions, les plans de développement incluent la dimension environnementale dans leurs priorités.

Le projet soutient une telle approche et vise à transférer la gestion des forêts et des ressources naturelles aux communautés locales.
  •  / ©: GoodPlanet

Autres partenaires

  • Ministère de l’environnement, des forêts et du tourisme

    Régions de  DIANA,  SOFIA,  SAVA, Amoron’i Mania, Atsimo Atsinanana, Ihorombe, Anosy

    Autorités et communautés locales