Madagascar

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Forêt tropicale humide. Andapa, Madagascar.
© WWF-Canon / Edward PARKER

Une île entre le rouge et le vert

Avec une superficie de 587 040 km² (légèrement plus importante que celle de la France), Madagascar est la cinquième plus grande île au monde après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et l'île de Bornéo.

Située dans l'océan Indien et traversée par le tropique du Capricorne, elle offre une palette unique d’influences africaines, indiennes et extrême-orientales et de paysages aussi somptueux que divers ainsi qu’une une diversité biologique exceptionnelle. Une île entre le rouge de ses terres et le vert de ses forêts, deux couleurs qui s’allient au blanc sur le drapeau national.

Géographie et climat

Le pays est divisé du nord au sud en trois zones distinctes : une bande côtière étroite à l'est, des hauts plateaux au centre et une zone de plateaux plus bas et de plaines à l'ouest.

Les hauts plateaux centraux ont une altitude oscillant entre 800 et 1 500 m et couvrent 60 % de l'île ; ils s'élèvent brusquement lorsqu'on approche le pays par la côte est et descendent beaucoup plus doucement vers les vastes plaines de l'ouest. La côte orientale est bordée de lagons abrités par une barrière de corail.

L’île subit l’influence des alizés et de la mousson. Il existe deux saisons : la saison des pluies (saison chaude), de novembre à avril, et la saison sèche (saison fraîche), de mai à octobre. La partie sud-est de l’île est parfois balayée par des cyclones qui peuvent être destructeurs.

Biodiversité 

L'isolement biogéographique de Madagascar et la variété des climats et reliefs y ont favorisé le développement d'une faune et d'une flore unique au monde (endémique). L’île et ses forêts tropicales humides (à l’est du pays) et sèches, épineuses (au sud et à l’ouest) sont sans aucun doute l’un des endroits les plus riches de la planète en termes de biodiversité. Par exemple, on trouve quelque 50 espèces de lémurs uniquement à Madagascar. De même, sept espèces de baobab peuplent les forêts sèches du pays, contre seulement une seule sur le reste du continent africain. Par ailleurs, Madagascar compte   294 espèces d’oiseaux dont 107 sont endémiques et 247 espèces d’amphibiens dont 245 sont endémiques.

Problèmes environnementaux

La déforestation, due principalement à l’agriculture sur brûlis et à la production de charbon de bois, est un problème majeur pour l'écologie et l'économie de l'île. Le déboisement entraîne en effet l'érosion des rares terres arables et le tarissement des réserves d'eau. La sédimentation des rivières et des estuaires réduit l’habitat des espèces marines, dont les poissons et les crustacés. Les conséquences sont dramatiques pour les revenus des paysans et pêcheurs.

La chasse, la surpêche, l’introduction d’espèces exotiques, et la capture d’espèces sauvages pour le commerce d’animaux de compagnie et de plantes ornementales ont également fragilisé la diversité biologique de l’île.

Les solutions du WWF

Le WWF est présent à Madagascar depuis 45 ans où il mène une programme de protection de la nature et de l’environnement centré sur la lutte contre la déforestation, la préservation des espèces de faune et de flore, la sauvegarde des habitats marins et d’eau douce et la promotion de l’écotourisme. Le WWF mène ses projets en étroite collaboration avec les autorités du pays et les communautés locales.
Pour lutter contre la déforestation, le WWF appuie la création d’aires protégées dans les dernières zones de forêts encore intactes, le transfert de la gestion des ressources naturelles aux communautés locales – pour améliorer les revenus de ces dernières et diminuer le recours à l’agriculture sur brûlis – et les activités de restauration des forêts dégradées. Sur certains sites, les équipes du WWF effectuent aussi des recensements et des évaluations de la biodiversité ainsi que des plans d’occupation des sols.

Les projets du WWF pour la conservation des forêts et des habitats marins contribuent également à une meilleure protection des espèces animales et végétales qui y vivent. Mais le WWF voue une attention particulière au simpona ou propithèque soyeux, une espèce de lémurien particulièrement menacée qui vit dans une zone montagneuse du nord de l’île.

Le WWF aide par ailleurs les communautés locales à avoir accès à l’eau potable et à bien gérer leurs ressources en eau notamment dans l’agriculture. Avec la création de standards nationaux de qualité comme préalable à la mise en place d’un label écologique, il soutient aussi les producteurs de crevettes dans leurs efforts pour se faire une place de choix sur le marché européen. Enfin, le WWF fournit une assistance technique aux communautés locales qui se tournent vers des activités d’écotourisme comme alternative à l’agriculture sur brûlis ou la chasse et le commerce illégal d’espèces sauvages.