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Enjeux socio-économiques

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Le bassin du Sebou au Maroc fournit la majeure partie de la production industrielle d’huile, de cuir, de sucre.
© MedPO/ WWF
Une activité économique de premier plan se développe dans le bassin du Sebou.

Ce territoire contient trois des neuf plus grandes villes (Fès Meknes et Kenitra). Il fournit la majeure partie de la production industrielle d’huile, de cuir, de sucre.

Englobant une des premières zones agricoles du pays - le Gharb - le bassin du Sebou se place en tête des régions marocaines aux terres cultivées et irriguées. Sa surface agricole représente près de 20 % du potentiel national.

Sa surface irriguée couvrira, sous peu, plus de 50% des terres irrigués du royaume.

Dans la lagune de la Merja Zerga, des milliers de personnes vivent de pêche, de cueillette et de cultures. Le tourisme se développe sur le littoral.

Les enjeux socio économiques liés à la ressource en eau sont donc majeurs.

Agricole

 
	© MedPO/ WWF
La vaste plaine du Gharb, dont Kenitra est l’épicentre, est la première zone agricole du pays.
© MedPO/ WWF
La vaste plaine du Gharb, dont Kenitra est l’épicentre, est la première zone agricole du pays.

En tête de ses productions, le fourrage destiné à son cheptel de bovins, ovins, caprins et équidés. Viennent ensuite la betterave sucrière et la canne à sucre. Puis la production de céréales d’automne, riz, tomate industrielle, agrumes, artichauts et miel.

L’office Régional de Mise en Valeur du Gharb (ORMVAG) prévoit, par augmentation des surfaces et des rendements, d’importants bonds de productivité, de 20% pour la betterave sucrière, à 100% pour le riz et 125% pour les artichauts.

La plaine du Saïs, qui englobe Fès - capitale de l’huile et Meknès - capitale du vin, est aussi un grand pôle agroalimentaire. Elle est en première position pour les olives, le vin et les câpres, l’élevage.

Elle possède une filière viande, lait, céréales et légumineuses, et une importante production arboricole et maraîchère.

La plaine du Gharb consommera 744 Mm3 d’eau par an à échéance de 2015. Cela représenterait 32 % des volumes consommés par les ménages et l’ensemble de l’activité économique dans tout le bassin.

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… et industriel

Dans l’ensemble du bassin du Sebou, l’industrie sucrière fournit 50% de la production nationale, elle-même ne satisfaisant que 45% de la consommation marocaine.

Le Gharb fournit 22,5% des besoins en sucre du Maroc.

Les tanneries et les huileries de Fès et Meknès, assurent respectivement 60% et 65% de la production nationale.

Il faut aussi compter la production de 209 000 tonnes de papier et de 3 300 tonnes de pétrole raffiné.

La Merja Zerga attire pêcheurs, agriculteurs et touristes

 
	© WWF / Michel GUNTHER
La Merja Zerga ou "lagon bleu" est une lagune ornithologique de renommée internationale située à proximité de la ville balnéaire de Moulay Bousselham au Maroc.
© WWF / Michel GUNTHER
La zone littorale du bassin du Sebou comporte une dizaine de plages, un complexe dunaire et des zones humides de grand intérêt pour l’avifaune. Autant de sources d’activité économique pour les habitants.

La prairie de la Merja Zerga fournit des ressources fourragères. En outre, les habitants y coupent traditionnellement les joncs afin de confectionner des nattes, réaliser des toitures et même alimenter le feu. La population de la lagune pratique une agriculture moderne intensive, où la fraise se taille une place croissante.

C’est la pêche qui constitue cependant la principale composante économique de la Merja, plus de 15% des ménages la pratiquent soit plus de 400 pêcheurs.

L’activité touristique de la Merja Zerga se développe grâce aux attraits balnéaires et environnementaux de cette portion du littoral. Le ministère du tourisme a classé Moulay Bouselham "station balnéaire d'intérêt moyen ". Des milliers d'estivants y séjournent en été. Des centaines de touristes étrangers visitent le site en hiver, pour y effectuer des observations ornithologiques.

Le WWF appuie financièrement et par des formations un projet de tourisme écologique visant à atténuer les effets négatifs du tourisme sauvage sur l’environnement.