Pour un meilleur avenir : des voitures plus “branchées”



Posted on 02 April 2008
Gland, Suisse / Bruxelles, Belgique – Une récente étude du WWF montre que les véhicules électriques ou hybrides constituent une solution prometteuse en vue d’un transport durable qui contribue à réduire les risques de catastrophe climatique et d’éventuels conflits au sujet de ressources pétrolières en constante diminution.

«Plugged In: The End of the Oil Age» (disponible en anglais uniquement) envisage l’avenir du secteur des transports, lequel repose actuellement à 95% sur les hydrocarbures liquides, et analyse les possibles avantages et impacts de l’électricité par rapport à d’autres substituts du pétrole pouvant servir de carburant à un nouveau système de transport.

Cette étude montre que les véhicules fonctionnant entièrement ou partiellement à l’électricité fournie par le réseau de distribution sont bien plus efficaces et peuvent émettre moins de gaz à effet de serre que nombre de soi-disant « carburants alternatifs », et ce même lorsque l’électricité est essentiellement produite à partir de combustibles fossiles.

Il est certain qu’avec une nouvelle génération d’électricité moins polluante et un recours plus important aux énergies renouvelables, nous constaterons à l’avenir une amélioration de la performance relative et des avantages en termes de pollution du transport électrique.

« Nous devrions tous préférer la marche, le vélo, les bus ou les trains pour nos déplacements. Mais les voitures demeureront inévitablement une donnée importante de l’équation des transports. Les voitures du futur devront être beaucoup plus performantes – plus petites, plus légères, plus aérodynamiques – et il faudrait qu’elles fonctionnent de plus en plus à l’électricité, » a déclaré James Leape, directeur général de WWF International.

À l’heure actuelle, alors que le pétrole est de plus en plus difficile d’accès, les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, l’Australie et l’Afrique du Sud recherchent activement des techniques visant à créer des combustibles liquides à partir du charbon.

« Les combustibles liquides provenant du charbon coûtent cher, consomment beaucoup d’énergie, sont extrêmement polluants et n’ont jusqu’à présent été utilisés à grande échelle que dans des pays en état d’urgence, » a expliqué Dr. Gary Kendall, auteur de cette étude.

Parmi les autres alternatives à l’habituelle extraction du pétrole, on trouve l’exploitation des sables pétrolifères, laquelle génère trois fois plus d’émissions que la transformation du pétrole et détruit l’environnement local.

Le rapport montre également que les véhicules électriques peuvent se révéler trois fois plus performants que les véhicules fonctionnant avec des hydrocarbures, et surtout, que ceci est réalisable en ayant recours aux technologies déjà en place et aux infrastructures de distribution.

« Le transport automobile est prêt à se transformer », a déclaré Dr. Kendall.

« Nous devons accélérer la commercialisation des véhicules fonctionnant avec des sources primaires d’énergie diversifiées. Ceux-ci doivent être très performants et compatibles avec un avenir énergétique basé sur la durabilité et les énergies renouvelables. L’électrification du transport automobile est un moyen prometteur de parvenir à cet objectif. »

Dans ce but, le rapport préconise de défaire les entraves à l’entrée sur le marché de technologies supérieures et d’annuler toute une série de subventions cachées ou non en faveur de l’utilisation de combustibles liquides. À l’instar d’autres appareils énergivores, les voitures devraient avoir un label de performance énergétique et devraient répondre à des critères d’amélioration de leur performance énergétique. Les mesures d’économie de carburant basées sur les combustibles liquides (par ex. la consommation de litres aux 100km) et les objectifs d’émission de CO2 devraient être remplacés par des indicateurs de l’énergie consommée par kilomètre qui restent neutres par rapport à la technologie employée. 

Notes aux éditeurs
• Dr. Gary Kendall est chargé d’étude des politiques et du secteur de l’énergie pour le Programme mondial sur le changement climatique et l’énergie du WWF, basé à Bruxelles. Il a rejoint le WWF en 2006 après neuf ans passés dans l’industrie pétrolière en Europe et en Asie. Il est docteur en chimie physique de l’Université de Liverpool.
• Les transports constituent le seul secteur qui dépende autant du pétrole. Ils sont la deuxième plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre dues à l’utilisation d’énergie après le secteur de l’électricité. Il y a actuellement environ 800 millions de véhicules dans le monde et ce nombre pourrait doubler d’ici 25 ans selon le World Business Council for Sustainable Development (Mobility 2030).
• Les véhicules électriques peuvent être quatre fois plus performants que leurs équivalents à combustion interne. Dans un véhicule mécanique conventionnel, seuls 18 à 23% de l’énergie contenue dans le combustible est transformée en mouvement, tandis que les véhicules électriques utilisent ainsi jusqu’à 75% de l’électricité prise sur le réseau.
• Des études récentes ont montré qu’un nombre important de véhicules électriques peut être mis en circulation sans conséquences pour les infrastructures électriques, à la condition que ces véhicules soient chargés en heures creuses (cf. « Impacts Assessment of Plug-In Hybrid Vehicles on Electric Utilities and Regional U.S. Power Grids - Part 1: Technical Analysis », Pacific Northwest National Laboratory, 2006).
• Une vidéo (B-roll comprenant des déclarations de Gary Kendall) peut être téléchargée depuis www.panda.org/broadcast. Une vidéo sur les sables pétrolifères en Alberta, Canada, est disponible ici.

Pour de plus amples informations:
Dr. Gary Kendall
Tél: +32 499 539 732
Courriel: gkendall@wwfepo.org

Claudia Delpero
Tél: +32 497 40 63 81
Courriel: cdelpero@wwfepo.org
 
Plugged in : the end of the oil age
New analysis from WWF shows that the alternative to a 95 per cent reliance on polluting, climate damaging and insecure liquid fuels is already here
© Ezequiel Scagnetti/WWF Enlarge