Notre avenir dépend des mangroves | WWF

Notre avenir dépend des mangroves

Posted on
11 October 2018
Par Maryo, Felana, Berthin -Volontaire explore - Manambolo Tsiribihina

La prise de conscience de la communauté locale sur l’importance des mangroves, c’est ce dont RAKOTOMANAHIRA Justin, président de la COBA « Agnala maitso tsy ho  gnanolo » dans le fokontany Kivalo, District de Morondava, fait preuve dans ses actes pour la conservation des richesses de notre terre mère, durant 13ans.

En effet, il a occupé le poste de conseiller au sein de cette organisation pendant 13 ans, jusqu’au jour où il a été élu président en février 2018. Selon lui, « être président, c’est avant tout être leader, mais surtout être un volontaire. Il n’y a pas de salaire ». Il continue : « ce qui m’anime dans cet engagement c’est le bien de nos petits-enfants que cela prévoit, parce qu’ils vont certainement galérer le jour où ils vont construire leur vie, alors que toutes ces richesses se seront envolées. Notre avenir dépend des mangroves».
                                                                                     
Lors d’une balade en pirogue dans les chenaux de mangroves, nous lui avons demandé : où réside le succès de votre mission ? Avec un air détendu mais très confiant, il répond « le succès réside dans la bonne volonté du leader qui anime l’organisation. Quand les gens vous voient travailler efficacement et correctement, ils vous font confiance et se mobilisent par la suite».
                                                                                     
Parrainé par le WWF, chaque année la communauté organise deux séances de restauration, et plante environ 15000 propagules par séance, et jusque-là plus de 10 ha de mangroves ont été restaurés.

Sur le chemin du retour, il nous montre avec fierté une île couverte de mangroves, actuellement inaccessible, qui a servi de ranch pour les zébus de son grand père il y a une quinzaine d’année. Il ajoute : « voilà ce que je veux transmettre à mes descendants ».
Autrement, que restera-t-il à nos enfants, à nos petits-enfants, si nous n’agissons pas ?